Archive de la catégorie «Politique»

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Congé parental, évitons la casse !

15 février 2009
Caricature empruntée à "blabladezinc.20minutes-blogs.fr"

Caricature empruntée à "blabladezinc.20minutes-blogs.fr"

 

Quand Rachida Dati a repris son travail moins d’une semaine après avoir mis au monde sa petite fille, les réactions se sont multipliées ; les unes louant son courage et sa volonté de continuer d’exercer ses fonctions, les autres évoquant un véritable scandale…  La polémique était lancée ! Les mères utilisant leur droit au congé parental seraient-elles des fainéantes ? Celles qui ne l’utilisent pas, des sans coeur,  des arrivistes ?

 

Quoi qu’il en soit, nous aurions dû entendre le signal d’alarme… Car RIEN n’est anodin avec Sarkozy ! Et qu’on ne me dise pas que je suis une paranoïaque de la théorie du complot ! A chaque fois qu’un évènement se produit, notre éolienne nationale lance une nouvelle réforme régressive ; voici donc venu le tour du congé parental.

Avec un congé parental plus court, Nicolas Sarkozy dit vouloir s’attaquer à ce qui constitue “une rupture dans un parcours professionnel, qui peut se traduire par une diminution des chances de progresser dans la carrière” , le congé parental serait une solution par défaut pour les familles face à la question du mode de garde des jeunes enfants(1). Et, bien sûr, pour répondre à cette question, c’est le congé parental qu’il faudrait réduire ! N’est-ce pas encore prendre la problème à l’envers ?? Dans cette période de crise et d’accroissement du chômage, ne devrions-nous pas commencer par créer en masse de nouvelles structures pour accueillir les touts petits, ce qui créerait de nombreux emplois dans différents secteurs ? Ne devrions-nous pas non plus envisager une vraie compensation financière du congé parental, ce qui encouragerait les pères à s’emparer de ce droit (2) ?

Le congé parental, créé en France en 1977, est à l’origine une victoire des luttes féministes.  Elargi à chacun des parents salariés sans distinction de sexe en 1984, il constitue un outil pour tendre à l’égalité entre hommes et femmes et les aider à concilier vie familiale et professionnelle. Evidemment, il ne peut répondre seul à ces enjeux. Evidemment, il n’est pas parfait. Mais, plutôt que de lui faire endosser la responsabilité de nos fautes (l’égalité sexuelle dans le monde professionnel, quoi qu’on en dise, n’est pas une réalité : discrimination à l’embauche, plafond de verre, ou “simples”  remarques désobligeantes sur la place des femmes…), réfléchissons à son évolution ! Il faut l’améliorer, le renforcer, pas le détruire ! Les pistes de réflexion sont nombreuses. Encourageons la création de crèches d’entreprises, de garderies subventionnées, assouplissons les horaires de travail des jeunes parents, offrons-leur des postes à temps partiels qui permettent de conserver l’intégralité des avantages sociaux, garantissons leur un vrai droit à la formation…

Dans ce dossier, Sarkozy dénonce “l’hypocrisie du libre choix” …  Etrange…  Cette idée ne lui vient pas quand il s’agit de généraliser le travail le dimanche ! Il est vrai que renforcer le congé parental serait plus coûteux que de le réduire, alors que le travail du dimanche  ne fait que servir les intérêts de ses amis du MEDEF !

marmotteEn grand maître de la manipulation de l’opinion, il accuse le congé parental de tous les maux afin de nous convaincre de la nécessité de le réduire, le noyant sous de nombreux exemples de dysfonctionnement de notre système de protection de la parentalité. Il mélange tout, aussi, quand il affirme “ Bien sûr qu’une femme qui souhaite s’occuper à plein temps de l’éducation de ses enfants, c’est formidable, (…) mais ça doit être un choix. Ma crainte c’est que cette femme après avoir fait cela n’ait plus la chance de retrouver un emploi, parce qu’on lui dit après qu’elle est trop vieille” : le congé parental est au contraire la garantie de réintégrer son poste à la fin de la période ! Si le critère de l’âge pose davantage de problèmes aux femmes qu’aux hommes dans leur vie professionnelle c’est dû au congé parental ! De plus, selon une enquête de la  Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques, 48% des femmes cadres prennent plus de 22 semaines contre seulement 31% des ouvrières (3), qu’on ne nous fasse pas croire alors que cette attaque contre le droit au congé parental vise à améliorer la sitation des femmes les moins qualifiées !

Selon son habitude, au lieu de remédier aux dysfonctionnements, Nicolas Sarkozy trouve des prétextes pour rogner encore sur notre protection sociale…

 (1) Article du Nouvel Observateur http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20090213.FAP4491/sarkozy_souhaite_un_conge_parental_plus_court.html

(2) Etude sur Le congé parental dans les Etats membres du Conseil de l’Europe, 2005 (http://www.coe.int/T/E/Human_Rights/Equality/PDF_CDEG(2004)14%20FINAL_F.pdf)

(3) Enquête DREES
 http://www.miroirsocial.com/actualite/rachida-dati-echappe-aux-statistiques-du-conge-maternite

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Travailler plus pour gagner plus… l’envers du décor

11 février 2009

Caricature empruntée au site de l'iFRAP

Caricature empruntée au site de l'iFRAP

 

Travailler plus pour gagner plus… Même à l’époque où notre “cher”  Président (référence à son augmentation de salaire) a eu cette illumination ça m’avait fait m’étrangler ! Maintenant, ça me fait hurler, et pas de rire. Bien sûr, il n’y avait pas encore “la crise”, ce mal insidieux qui s’est infiltré dans notre petit monde, pour le frapper “sans prévenir” et sans pitié, mais quand même !

Ah la jolie de petite phrase “travailler plus pour gagner plus” ! Elle semblait même inoffensive, vue comme ça, sans trop creuser… Oui mais voilà, il y en a toujours pour creuser. Enfin, creuser, pas tant que ça quand même. Il m’a suffit de penser à ma meilleure amie, qui élevait seule ses trois enfants avec un salaire d’aide à domicile. Salaire moyen = 1200 €, net bien sûr(1), pour un travail qu’elle adorait, certes, mais qui lui faisait quitter son domicile à 7h30 le matin et n’y revenir qu’à 20h. Alors, comment on fait pour travailler plus là ? Le week end ? Déjà fait ! La nuit ? No comment. Et dire qu’aujourd’hui elle se sent privilégiée !

Maintenant  la situation de l’emploi se dégrade à vitesse triple grand V, les annonces de plans de licenciements se succèdent à un rythme terrifiant. Et malgré cela, on maintient les suppressions de postes dans l’Education Nationale et la Fonction Publique ! Au moment même où le besoin de service public va se faire encore plus criant…

Alors ce “travailler plus pour gagner plus”, avec ses heures sup défiscalisées ? Définitivement une vraie Fausse Bonne Idée ! Une partie de la population doit se tuer à la tâche pour gagner de quoi survivre, week-end compris, quand une autre partie devra pointer au tout nouveau pôle emploi…

Même travailler plus pour gagner un peu, on voudrait bien… mais on ne peut point !

(1) Avec ça on est dans la classe “moyenne” ? j’arrête, je vais encore m’énerver…

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UN HOMME, UNE VILLE, UNE VIE

30 janvier 2009

Rarement le nom d’un homme a été associé aussi étroitement à celui d’une ville que celui de Gilbert Bonnemaison, bâtisseur d’Epinay sur Seine.

Ce grand monsieur, ce Maire à vélo, est entré  - et est resté – dans la mémoire collective des Spinassiens, des acteurs de la prévention de la délinquance  en France, en Europe et au delà, et, évidemment, dans celle de tous les socialistes.

D’abord Maire-Adjoint, Gilbert est élu  Maire d’Epinay sur Seine en 1967. La population lui renouvelle sa confiance pendant 28 ans ! Ses combats se déroulent aussi à d’autres échelons : Député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis, il est également Conseiller général de notre département et Conseiller régional d’Île-de-France.  En 1995 il passe la main à Bruno Le Roux.

Spécialiste des questions de sécurité, son nom reste associé au rapport de la commission qu’il préside sur le sujet en 1982 : “Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité”. Ce rapport, toujours d’une étonnante actualité, préconise une coopération entre l’État et les collectivités territoriales pour mener des politiques de prévention s’appuyant sur le tissu associatif.  Il est également à l’origine de la création des Conseils de prévention de la délinquance à leurs différents niveaux territoriaux. Pris pour modèle hors de nos frontières, le « système français » de prévention de la délinquance conçu par Gibert fait école aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie ou encore en Amérique latine.

Figure de l’Union de la Gauche, Gilbert organise en 1971, à la demande de François Mitterrand, le Congrès d’Épinay,  qui voit le futur président de la république prendre la tête du Parti socialiste.

Cela fait un an qu’il n’est plus parmi nous. Il est parti, pas en vélo cette fois, mais toujours avec l’espoir que les forces unies de la gauche reviennent gérer sa ville. Nous n’oublierons pas son souhait et ne trahirons pas son espoir.

Il reste avec nous, et en ce moment de souvenir, je pense fort à Claudine, Hélène, Valérie, à ses petits enfants, mais aussi à tous les petits Spinassiens qui ont grandi dans la ville qu’il  a construite.

Mes hommages, cher Gilbert,  j’ai connu l’œuvre avant le personnage, mais quel personnage !

 

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Je présente mes excuses aux agents de la SNCF

16 janvier 2009

transilien

 

 Mesdames et Messieurs les agents de la SNCF,

N’en déplaise à mes concitoyens râleurs de la gare Saint Lazare, je pense que c’est nous qui vous devons des excuses ! Enfin, quand je dis nous, je veux dire l’Etat, dans le sens où celui-ci est censé représenter le peuple…

Oui, nous vous devons des excuses. Sous prétexte que vous assumez une mission de service public nous vous dénions des droits fondamentaux : celui, élémentaire, de la sécurité dans l’exercice de votre travail ainsi que celui, (serait-ce un luxe ?) de travailler dans des conditions à peu près normales en terme de cadence et d’effectifs.

D’accord, ce n’est pas drôle de ne pas pouvoir accéder à son train… Mais est-ce “drôle” d’avoir peur d’aller travailler ? Est-ce “drôle” de subir des cadences infernales du fait du manque de moyens humains ?

Alors oui, je vous présente mes excuses, à la place de tous ceux qui ne veulent pas le faire. Et je vous remercie pour ces innombrables fois où mon train est arrivé à l’heure.

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Le maigre bilan du Plan Banlieue, la faute aux hauts fonctionnaires…

21 décembre 2008

A quelques semaines du premier anniversaire du Plan Banlieue, force est de constater que la situation n’a pas changé pour nos quartiers… Du moins pas en mieux !

Chômage, logement, enclavement, éducation, sécurité, toujours les mêmes difficultés.  Vous me direz, la crise n’arrange pas les choses, quand tout va mal il faut agir partout… Bien sûr. Mais tout est dans la manière et dans le choix des priorités ! J’ai par exemple beaucoup de mal à comprendre que l’on ”permette” aux salariés de travailler jusqu’à 70 ans alors que tant de jeunes sont privés d’emploi, que l’on supprime des dizaines de milliers de postes au sein de l’éducation nationale et de la fonction publique en général alors que les besoins sont criants, que l’on s’en prenne aux Réseaux d’Aides Spécialisées  aux Elèves en Difficulté (RASED) ou aux écoles maternelles alors que l’on dit faire une priorité de la lutte contre l’échec scolaire…

image0033Pour en revenir au Plan Banlieue, Mme Amara nous expliquait aujourd’hui sur I télé pourquoi “cela n’allait pas assez vite” : “certains hauts fonctionnaires  freineraient des quatre pieds” sa mise en oeuvre… Voilà ! Tout s’explique… Ce n’est surtout pas le manque de financement ni de réel engagement politique !

Et si Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à “aller chercher la croissance”, c’est simplement parce qu’il n’a pas trouvé un assez bon dentiste !

Mais oui. Bien sûr. “Et la marmotte…”