Archive de la catégorie «La politique de la ville»

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Travailler plus pour gagner plus… l’envers du décor

11 février 2009

Caricature empruntée au site de l'iFRAP

Caricature empruntée au site de l'iFRAP

 

Travailler plus pour gagner plus… Même à l’époque où notre “cher”  Président (référence à son augmentation de salaire) a eu cette illumination ça m’avait fait m’étrangler ! Maintenant, ça me fait hurler, et pas de rire. Bien sûr, il n’y avait pas encore “la crise”, ce mal insidieux qui s’est infiltré dans notre petit monde, pour le frapper “sans prévenir” et sans pitié, mais quand même !

Ah la jolie de petite phrase “travailler plus pour gagner plus” ! Elle semblait même inoffensive, vue comme ça, sans trop creuser… Oui mais voilà, il y en a toujours pour creuser. Enfin, creuser, pas tant que ça quand même. Il m’a suffit de penser à ma meilleure amie, qui élevait seule ses trois enfants avec un salaire d’aide à domicile. Salaire moyen = 1200 €, net bien sûr(1), pour un travail qu’elle adorait, certes, mais qui lui faisait quitter son domicile à 7h30 le matin et n’y revenir qu’à 20h. Alors, comment on fait pour travailler plus là ? Le week end ? Déjà fait ! La nuit ? No comment. Et dire qu’aujourd’hui elle se sent privilégiée !

Maintenant  la situation de l’emploi se dégrade à vitesse triple grand V, les annonces de plans de licenciements se succèdent à un rythme terrifiant. Et malgré cela, on maintient les suppressions de postes dans l’Education Nationale et la Fonction Publique ! Au moment même où le besoin de service public va se faire encore plus criant…

Alors ce “travailler plus pour gagner plus”, avec ses heures sup défiscalisées ? Définitivement une vraie Fausse Bonne Idée ! Une partie de la population doit se tuer à la tâche pour gagner de quoi survivre, week-end compris, quand une autre partie devra pointer au tout nouveau pôle emploi…

Même travailler plus pour gagner un peu, on voudrait bien… mais on ne peut point !

(1) Avec ça on est dans la classe “moyenne” ? j’arrête, je vais encore m’énerver…

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UN HOMME, UNE VILLE, UNE VIE

30 janvier 2009

Rarement le nom d’un homme a été associé aussi étroitement à celui d’une ville que celui de Gilbert Bonnemaison, bâtisseur d’Epinay sur Seine.

Ce grand monsieur, ce Maire à vélo, est entré  - et est resté – dans la mémoire collective des Spinassiens, des acteurs de la prévention de la délinquance  en France, en Europe et au delà, et, évidemment, dans celle de tous les socialistes.

D’abord Maire-Adjoint, Gilbert est élu  Maire d’Epinay sur Seine en 1967. La population lui renouvelle sa confiance pendant 28 ans ! Ses combats se déroulent aussi à d’autres échelons : Député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis, il est également Conseiller général de notre département et Conseiller régional d’Île-de-France.  En 1995 il passe la main à Bruno Le Roux.

Spécialiste des questions de sécurité, son nom reste associé au rapport de la commission qu’il préside sur le sujet en 1982 : “Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité”. Ce rapport, toujours d’une étonnante actualité, préconise une coopération entre l’État et les collectivités territoriales pour mener des politiques de prévention s’appuyant sur le tissu associatif.  Il est également à l’origine de la création des Conseils de prévention de la délinquance à leurs différents niveaux territoriaux. Pris pour modèle hors de nos frontières, le « système français » de prévention de la délinquance conçu par Gibert fait école aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie ou encore en Amérique latine.

Figure de l’Union de la Gauche, Gilbert organise en 1971, à la demande de François Mitterrand, le Congrès d’Épinay,  qui voit le futur président de la république prendre la tête du Parti socialiste.

Cela fait un an qu’il n’est plus parmi nous. Il est parti, pas en vélo cette fois, mais toujours avec l’espoir que les forces unies de la gauche reviennent gérer sa ville. Nous n’oublierons pas son souhait et ne trahirons pas son espoir.

Il reste avec nous, et en ce moment de souvenir, je pense fort à Claudine, Hélène, Valérie, à ses petits enfants, mais aussi à tous les petits Spinassiens qui ont grandi dans la ville qu’il  a construite.

Mes hommages, cher Gilbert,  j’ai connu l’œuvre avant le personnage, mais quel personnage !

 

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Le maigre bilan du Plan Banlieue, la faute aux hauts fonctionnaires…

21 décembre 2008

A quelques semaines du premier anniversaire du Plan Banlieue, force est de constater que la situation n’a pas changé pour nos quartiers… Du moins pas en mieux !

Chômage, logement, enclavement, éducation, sécurité, toujours les mêmes difficultés.  Vous me direz, la crise n’arrange pas les choses, quand tout va mal il faut agir partout… Bien sûr. Mais tout est dans la manière et dans le choix des priorités ! J’ai par exemple beaucoup de mal à comprendre que l’on ”permette” aux salariés de travailler jusqu’à 70 ans alors que tant de jeunes sont privés d’emploi, que l’on supprime des dizaines de milliers de postes au sein de l’éducation nationale et de la fonction publique en général alors que les besoins sont criants, que l’on s’en prenne aux Réseaux d’Aides Spécialisées  aux Elèves en Difficulté (RASED) ou aux écoles maternelles alors que l’on dit faire une priorité de la lutte contre l’échec scolaire…

image0033Pour en revenir au Plan Banlieue, Mme Amara nous expliquait aujourd’hui sur I télé pourquoi “cela n’allait pas assez vite” : “certains hauts fonctionnaires  freineraient des quatre pieds” sa mise en oeuvre… Voilà ! Tout s’explique… Ce n’est surtout pas le manque de financement ni de réel engagement politique !

Et si Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à “aller chercher la croissance”, c’est simplement parce qu’il n’a pas trouvé un assez bon dentiste !

Mais oui. Bien sûr. “Et la marmotte…”

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LA POLITIQUE DE LA VILLE, UNE NOUVELLE FORME D’INTERVENTION SOCIALE

24 octobre 2008

 

Dans le milieu des années 70 on constate que le type d’urbanisme choisi, favorisant les grands ensembles, est une erreur. En effet, les fractions les plus défavorisées des classes populaires s’y retrouvent concentrées, leur situation économique se dégradant, la situation sociale y est très fragile et explosive. L’intervention sociale traditionnelle, qui s’adresse principalement aux individus, s’avère peu efficace face à ce type de problème. On tente alors d’infléchir cette orientation en recommandant de prendre en compte en tant qu’unité d’action sociale un territoire et non un individu : l’intervention sociale sera ainsi territorialisée, combinant l’urbain et le social. La notion de projet est alors introduite, les différents acteurs doivent organiser l’intervention publique à partir de projets collectifs, le métier de Chef de Projet se crée.

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Véritable « chef d’orchestre qui doit fédérer autour du projet, coordonner les chargés de mission et avoir une vision transversale et globale du projet », le chef de projet doit mettre en œuvre les orientations stratégiques de la collectivité en matière de développement et de redynamisation d’un territoire, sur un mode partenarial et selon plusieurs thématiques possibles, et assumer le pilotage et la contractualisation des projets. Il coordonne et anime également une équipe d’agents de développement[1].

 Le master Conduire et Evaluer les politiques publiques que j’ai suivi à l’Université Paris XIII, prépare efficacement au métier de chef de projet de par sa conception pluridisciplinaire.  La fonction de chef de projet sera certainement accessible qu’après l’acquisition d’une première expérience en tant que chargé de mission dans l’une des thématiques de la politique de la ville ou en tant qu’assistant de chef de projet. Selon l’une des chefs de projet rencontrées, les petites communes demanderont des personnes opérationnelles immédiatement du fait de la taille réduite des équipes, alors que des villes plus grandes auront souvent des équipes plus étoffées qui permettront d’éviter de placer le nouveau chef de projet en première ligne. La structure la plus pertinente à contacter lors de nos premières recherches d’emplois pourrait être le Conseil Général car notre master nous a donné les capacités d’analyse et de recul nécessaires et l’expérience de terrain y est moins incontournable. Il ne faut pas négliger non plus les entreprises et les associations.

 

En ce qui concerne les évolutions de ce métier, deux thématiques ont été dégagées : l’évaluation et la démocratie locale qui semblent se diffuser de plus en plus largement au sein des collectivités dans lesquelles nous serons amenés à travailler. 

 Enfin, reste à noter la nécessité de mobilité : « c’est un poste sur lequel on ne peut pas rester longtemps car il faut rester réactif et inventif, la routine est dangereuse, C’est d’ailleurs pour ça que je ne conçois pas mon poste comme un poste de fonctionnaire : cela aide à gagner la confiance du maire et permet d’avoir une certaine stabilité,  mais il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers ».

[1] Critères de la fiche de poste d’un chef de projet de développement tels que figurant sur les annonces d’offres d’emploi.