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UN HOMME, UNE VILLE, UNE VIE

30 janvier 2009

Rarement le nom d’un homme a été associé aussi étroitement à celui d’une ville que celui de Gilbert Bonnemaison, bâtisseur d’Epinay sur Seine.

Ce grand monsieur, ce Maire à vélo, est entré  - et est resté – dans la mémoire collective des Spinassiens, des acteurs de la prévention de la délinquance  en France, en Europe et au delà, et, évidemment, dans celle de tous les socialistes.

D’abord Maire-Adjoint, Gilbert est élu  Maire d’Epinay sur Seine en 1967. La population lui renouvelle sa confiance pendant 28 ans ! Ses combats se déroulent aussi à d’autres échelons : Député de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis, il est également Conseiller général de notre département et Conseiller régional d’Île-de-France.  En 1995 il passe la main à Bruno Le Roux.

Spécialiste des questions de sécurité, son nom reste associé au rapport de la commission qu’il préside sur le sujet en 1982 : “Face à la délinquance : prévention, répression, solidarité”. Ce rapport, toujours d’une étonnante actualité, préconise une coopération entre l’État et les collectivités territoriales pour mener des politiques de prévention s’appuyant sur le tissu associatif.  Il est également à l’origine de la création des Conseils de prévention de la délinquance à leurs différents niveaux territoriaux. Pris pour modèle hors de nos frontières, le « système français » de prévention de la délinquance conçu par Gibert fait école aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie ou encore en Amérique latine.

Figure de l’Union de la Gauche, Gilbert organise en 1971, à la demande de François Mitterrand, le Congrès d’Épinay,  qui voit le futur président de la république prendre la tête du Parti socialiste.

Cela fait un an qu’il n’est plus parmi nous. Il est parti, pas en vélo cette fois, mais toujours avec l’espoir que les forces unies de la gauche reviennent gérer sa ville. Nous n’oublierons pas son souhait et ne trahirons pas son espoir.

Il reste avec nous, et en ce moment de souvenir, je pense fort à Claudine, Hélène, Valérie, à ses petits enfants, mais aussi à tous les petits Spinassiens qui ont grandi dans la ville qu’il  a construite.

Mes hommages, cher Gilbert,  j’ai connu l’œuvre avant le personnage, mais quel personnage !